Faits Marquants Département SPE INRAE 2025
Source : https://spe.intranet.inrae.fr/la-recherche/faits-marquants/faits-marquants-spe-2025
En 2025, la recherche en santé des plantes a une nouvelle fois montré toute sa richesse et son dynamisme au sein du département SPE. Cette année, 54 faits marquants ont été proposés par les unités de recherche, illustrant la diversité des avancées scientifiques, des projets collaboratifs et des actions d’expertise menées. Parmi eux, la direction du département en a retenu et classé dix, transmis à la direction générale d’INRAE afin de contribuer au rapport d’activité de l’Institut et valoriser ainsi les résultats les plus emblématiques des équipes de recherche SPE.
Des bactéries intracellulaires optimisent leurs apports nutritionnels en augmentant leur surface d’échange membranaire
De nombreuses bactéries vivent à l’intérieur des cellules d’un organisme hôte. C’est le cas de nombreuses bactéries pathogènes, telles que Listeria ou certaines Escherichia coli. C’est aussi le cas de bactéries symbiotiques mutualistes, dont la présence est bénéfique, voire obligatoire, à la vie de leur hôte. Ces bactéries coopératives intracellulaires sont très fréquentes chez les insectes, où elles utilisent notamment des sucres qu’elles transforment en plusieurs composés vitaux pour leurs hôtes. Mais comment les bactéries arrivent-elles à se nourrir de l’intérieur des cellules hôtes ? L’UMR BF2i, en collaboration avec entre autres le Synchrotron Soleil, l’European Molecular Biology Laboratory (EMBL) et le Max Planck Institute (Allemagne), vient de découvrir que certaines bactéries symbiotiques produisent des structures membranaires complexes tout autour d’elles. Ces structures augmentent leur surface d’échanges métaboliques avec la cellule hôte et leur permettent d’acquérir un élément nutritif essentiel : le sucre. Si l’optimisation des échanges par augmentation de l’interface d’échange est bien décrite chez nombres d’organismes pluricellulaires, dont les humains (microvillosités intestinales, alvéoles pulmonaires, placenta), c’est une découverte inédite chez une bactérie. Ces résultats de recherche ont été publiés dans la revue Cell.